McIlroy a les poches pleines de huards pour défendre son titre de champion de l’Omnium canadien RBC

Les huards chanceux de Rory

Le champion en titre de l’Omnium canadien RBC Rory McIlroy n’a pas besoin de chance quand il joue au golf. Le golfeur originaire d’Irlande du Nord a déjà dix top 10 à son actif cette saison – dont une deuxième place au Masters – ce qui porte à 20 le nombre total de ses victoires sur le Circuit PGA TOUR. Mais il avoue qu’un peu plus de chance, ça ne nuit jamais.

Lors de l’Omnium canadien RBC 2019, McIlroy a mis à l’épreuve une superstition bien de chez nous pour marquer ses balles : le huard chanceux. Avec son score de 22 sous la normale, à 258 en 2019 (le plus bas score sur 72 trous jamais enregistré à ce tournoi), il s’est convaincu que la superstition valait d’être honorée alors qu’il vise un deuxième titre consécutif à l’Omnium canadien RBC 2019, lors de la 111e édition de ce championnat historique.

« Quand je suis arrivé à mon casier dans le vestiaire, il y avait déjà une pièce de 2$ à l’intérieur, raconte McIlroy. Et puis un de mes partenaires du Pro-Am m’en a donné une autre ce matin sur le premier vert, pour marquer ma balle. Alors j’ai fait provision de huards pour la semaine. Et bien sûr que je vais m’en servir! »

La tradition du huard chanceux est devenue célèbre aux Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City en 2002 lorsque la pièce de deux dollars avait été insérée dans la glace au centre de la patinoire par l’équipe d’entretien canadienne pour apporter plus de chance aux équipes de hockey féminine et masculine du Canada. Après les médailles d’or des deux équipes, la tradition s’est répandue à toutes sortes de disciplines sportives d’un océan à l’autre, et ça continue.

Il ne faut donc pas se surprendre que McIlroy, un amateur avoué d’histoire, souhaite partager la tradition emblématique.

Rory tentera de défendre son titre alors que la première ronde débutera demain matin.

Le café canadien de Corey

Corey Conners avait besoin de retrouver un goût familier en rentrant au pays, et il l’a retrouvé, littéralement. Peu de choses incarnent le Canada autant que Tim Horton’s, et peu de gens le savent mieux que le golfeur natif de Listowel, ON. Conners a honoré sa citoyenneté canadienne en visitant le comptoir renommé dès sa descente de l’avion à Toronto, et il s’est aussitôt senti chez lui.

« C’est ça qui me rappelle que je suis rentré à la maison, déclare Conners. C’est mon premier arrêt à chaque fois que je reviens au Canada. Je ne sais pas ce qu’il y à là-dedans, mais ça me fait me sentir chez moi. »

Mac le cadet

Avant de jouer au Pro-Am du Championnat de l’Omnium canadien RBC, Mackenzie Hughes y avait été cadet, ou du moins il avait essayé. Mike Weir a complètement distrait le jeune garçon de 13 ans qu’il était, marchant aux côtés d’un joueur du même groupe dans les allées du Glen Abbey Golf Course lors du Pro-Am de 2004. Malheureusement pour Hughes, ce n’était pas vraiment sa place.

« J’ai fait un horrible travail de cadet ce jour-là parce que j’étais tellement épaté d’être si près de Mike et j’essayais de lui poser des questions ici et là, raconte Hughes. Et là, mon joueur se retrouvait dans l’herbe haute et je n’étais pas là pour l’aider… »

Heureusement pour Hughes, ses habiletés de golfeur compensent de loin son mauvais boulot de cadet.